09.03.26 - L’AM Suisse exige des contre-propositions raisonnables à de nouvelles initiatives de réglementation, telle que le relancement des multinationales responsables.
Dès le début du mois de mars, la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a fait chuter les cours des actions. Le prix du pétrole et du gaz naturel a encore une fois fortement augmenté. Outre les conflits géopolitiques, les marchés restent inquiets face à la possibilité de nouveaux droits de douane et de barrières commerciales, malgré la décision prise en février par la Cour suprême des États-Unis contre les droits de douane imposés par Donald Trump. La situation économique est plus incertaine que jamais, et la sécurité de planification pour les entreprises et les investisseurs reste à la traîne. Dans une telle situation, la dernière chose dont nos entreprises ont besoin, ce sont des charges supplémentaires dues à encore plus de réglementation.
Or, c’est précisément ce qui est à nouveau mis sur la table. L’argument avancé est souvent la nécessité de s’aligner sur les standards européens. Mais souvent, cette frénésie réglementaire vient d’acteurs nationaux. C’est le cas de la nouvelle version de l’initiative sur la responsabilité des entreprises multinationales. Des solutions spéciales complexes, qui vont même au-delà des standards européens, sont ici en discussion. De nouvelles règles en matière de responsabilité, des obligations supplémentaires en matière de reporting et un renforcement considérable de la surveillance étatique menacent. Cela crée une insécurité juridique et des coûts, mais n’aide ni l’environnement ni la société. Au contraire, cela risque d’entraîner une augmentation des procédures et une diminution des investissements. Les entreprises suisses, qui sont déjà confrontées à la force du franc, seront encore plus affaiblies dans la concurrence mondiale.
Le Conseil fédéral est invité à élaborer une contre-proposition raisonnable et réalisable en réponse au relancement de l’initiative sur la responsabilité des multinationales. La réglementation ne doit en aucun cas aller au-delà de ce qui est en vigueur dans l’UE.
Assumer une responsabilité écologique et sociale est une évidence pour nos entreprises dans les secteurs de la construction métallique et de la techniques agricole. Mais une véritable durabilité ne passe pas par des réglementations toujours plus strictes. C’est la prospérité qui permet d’investir dans la protection de l’environnement et de garantir des conditions de travail sociales. Pour cela, nos entreprises doivent pouvoir rester compétitives et innovantes, continuer à investir et garantir des places d’apprentissage et des emplois. Ceux qui veulent renforcer la place industrielle suisse misent sur la liberté d’entreprise, la sécurité juridique et la connectivité internationale, ainsi que sur la réduction et la suppression de la bureaucratie.